ARCHIVES DES FUNERAILLES NATIONALES DU PERE FONDATEUR

07 décembre 2017

Nous vous proposons aujourd'hui de revivre les temps forts des funérailles nationales organisées en hommage à Feu le Président FELIX HOUPHOUET BOIGNY.

La Côte-d'Ivoire a réservé de solennelles funérailles nationales à celui que l'on surnomme affectueusement dans le pays le «vieux», Félix Houphouët-Boigny, président depuis l'indépendance en 1960.

Egalement roi des Akoués, Félix Houphouët-Boigny a reçu à Yamoussoukro, sa terre natale où il a choisi de mourir et d'être enterré, un adieu à sa dimension, entre tam-tams et grandes orgues. Salué, lors de la levée du corps, par les rythmes baoulés, le «père de la Nation», mort le 7 décembre à quatre-vingt-huit ans dans le fauteuil présidentiel qu'il occupait depuis trente-trois ans, a été accueilli par l'«Ave Maria» de Gounod à son entrée dans la gigantesque basilique Notre-Dame-de-la-Paix, une copie conforme de Saint-Pierre de Rome. Plus de 20.000 personnes ont assisté à la cérémonie.

L'office religieux catholique a été présidé par le cardinal Bernard Gantin, délégué du pape Jean-Paul II. Une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement étaient présents. François Mitterrand et Edouard Balladur côtoyaient les présidents des treize Etats d'Afrique francophone, ainsi que ceux du Liban, du Cap-Vert, de Gambie, du Ghana, de Guinée-Bissau, de Guinée équatoriale, du Liberia, de Namibie, du Nigeria et de Sao Tomé. Présents également parmi les quelque 7.000 invités, Valéry Giscard d'Estaing, 7 anciens premiers ministres français, le président de la Commission européenne, Jacques Delors, le directeur général de l'UNESCO Federico Mayor (UNESCO) et les chefs coutumiers de la région, avec, à leur tête, le roi Ashanti de Kumasi (Ghana).

Précédé par un roulement de tambours et des sonneries de trompettes militaires, le cercueil du président Houphouët est arrivé à la basilique, deux heures plus tard que l'horaire prévu. La cérémonie religieuse catholique a été présidée par Mgr Bernardin Gantin, évêque béninois délégué du pape Jean-Paul II. Dans son homélie, Mgr Bernard Agré, archevêque de Yamoussoukro, a appelé à prier pour le «colosse endormi du sommeil de la mort», ce «géant du siècle et humble serviteur de Dieu». A l'issue de l'office religieux, Houphouët-le-Président est redevenu Houphouët-le-Roi. Son corps devait être remis à sa famille et aux dignitaires Akoués, avant d'être inhumé sans témoins étrangers dans le caveau familial...

(Source Humanité.fr)